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Maison d'hôte à Fès - Fes

La maisond'hôte est un établissement privé d'hébergement à vocation touristique, à l'instar de celles existants en Europe, qui se distingue des structures existantes par son caractère privé, sa capacité d'accueil réduite, sa situation dans un d'intérêt patrimonial ou touristique.

 

maison d'hôte fes

Dar Aliane est une maison d'hôte constituée de six chambres aux mobiliers marocains et sentant les parfums d'agréables encens, le tout autour d'un joli patio. Cette maison d'hôte bénéficie d’une situation exceptionnelle au centre ville de Fès à proximité des grandes avenues, du conservatoire de musique et de l'église de Fès.

 

hotel fes Situé à 10 Km de l'aéroport au coeur de la ville nouvelle, dans un quartier verdoyant et paisible jouis d'une vue sur l'ancienne médina de Fès, que l'on peut atteindre à pied en 15 minutes. 132 chambres dont 104 doubles, 19 mini suites et 9 suites junior: toutes equipées de salle de bain, w.c., d'une TV satellite, video, air conditionné, téléphone et mini bar. Restaurant international de 250 couverts Restaurant typiquement marocain de 60 couverts Salons et Patios marocains pour petit groupe ou le service et personnalisé Le Bar des intimes ou la bonne ambiance prime.
 
Une vocation culturelle
La maison d’hôte est  un concept  paru en premier en Europe qui a vite séduit les habitants du bassin  méditerranéen entre autres ceux du Maroc et de  la Tunisie.
 

Ce concept vise à réhabiliter le mode de vie traditionnel en l’adaptant à la vie moderne. C’est ainsi que dans ces maisons toute une atmosphère authentique est recréée, une atmosphère propre à une région ou à un pays.
 En Tunisie, on remarque une émergence remarquable de ces demeures. Nichées dans la médina, elles offrent  aux touristes l’occasion de vivre dans un contexte local réel, et ce, non pas seulement en  logeant dans un bâtiment traditionnel, mais aussi en découvrant tout le mode de vie des habitants locaux.
A chacun des propriétaires de ces maisons ses propres motivations et ses propres objectifs. Généralement, c’est dans le souci de subvenir aux besoins matériels d’entretien qu’ils recourent à la location de chambres dans leurs maisons. Toutefois, le souci culturel ou de sauvegarde du patrimoine n’est pas le seul, certains, ayant découvert dans ce créneau un moyen fructueux de gain, focalisent en premier sur l’apport matériel de tels projets.
«Pourtant considérée sous cet angle, la maison d’hôte perd son charme et il n’y a même plus lieu de parler de maison d’hôte; dans ce cas, c’est d’hôtel de charme qu’il s’agit», souligne M. Jamil Hayder, lui-même propriétaire d’une maison d’hôte.
«Dar Hayder» est l’une des demeures dont se compose le palais Bach Hamba. Son propriétaire explique que s’il a recouru à cette idée, c’est surtout pour subvenir aux travaux d’entretien et de restauration plutôt coûteux, surtout quand on tient à se conformer au cachet initial de la demeure.
M.Hayder insiste sur le fait que dans la maison d’hôte, c’est le propriétaire qui doit recevoir les locataires et leur faire découvrir le mode de vie local. Pour sa part, il considère que ce n’est guère un investissement commercial qu’il a fait et il hésite encore à créer un site web pour assurer la promotion de sa maison.
Il ajoute que l’idée qui est apparue en Europe et qui a beaucoup réussi à Marrakech (Maroc) a vite séduit les tunisiens.«Cependant, il faut faire attention à ne point copier le modèle marocain, ce dernier ayant été tellement exploité qu’il en est épuisé et la ville de Marrakech a fini par perdre son âme, fait qui a été, entre autres, généré par l’écartement total des habitants locaux. Bref, c’est une ville qui a été totalement recréée comme on a fait pour Disneyland », ajoute-t-il à ce propos.
Selon notre interlocuteur, la maison d’hôte doit avant tout servir à préserver l’âme de la médina et à sauver son patrimoine. En effet, entretenues et restaurées, les anciennes demeures insufflent à la médina une nouvelle dynamique. Le fait qu’elles soient habitées implique également que leurs entourages soient entretenus et génèrent une dynamique autant commerciale que socio-culturelle.
M.Hayder conçoit que la maison d’hôte prospère surtout en cultivant le concept de rareté et non pas de masse comme c’est  le cas pour les hôtels touristiques.
Pour préserver l’âme de la médina, il est essentiel de faire très attention et de lutter contre la banalisation de cette idée, ajoute encore notre interlocuteur. «Ainsi on peut tabler sur l’exclusivité et la qualité».
Afin de lutter contre la multiplication de ces pseudo- maisons d’hôtes, il pense qu’il serait intéressant d’avoir un cahier des charges qui définit les règles de cette activité.
Jamil Hayder pense enfin que la restauration des anciennes maisons de la médina doit se faire dans le respect total de l’empreinte locale et de l’architecture initiale . «On ne refait pas une maison qui a 200 ans». Il  attire, en outre, l’attention sur le danger de tomber dans le piège de l’orientalisme comme ça a été le cas pour les riadhs de Marrakech. Ces derniers ayant été généralement  conçus et réaménagés par des architectes européens, ils finissent par reflèter non pas l’empreinte locale mais l’architecture arabe telle que perçue par les européens.
Restaurer les anciennes demeures et en faire des maisons d’hôtes n’est cependant pas suffisant pour redonner à la Médina son attractivité. Un problème très sérieux peut empêcher la prospérité de tels projets, notamment le cadre social et le contexte spatial de ces demeures. Ces deux aspects doivent en effet être étudiés de façon à  être une enceinte favorable pour que ces demeures soient accueillantes et agréables à habiter.  M.Hayder insiste, dans ce même ordre d’idées, sur l’entretien de l’environnement immédiat de ces maisons afin d’en faciliter l’accès. La sensibilisation des habitants locaux quant à la valeur du patrimoine et à la nécessité de le protéger et de le mettre en valeur est également une démarche nécessaire à la renaissance de la médina. (Source la presse enquete)